Rennes frappe fort: victoire 1-0 contre Marseille pour ouvrir la saison, obtenue à la 90e par Ludovic Blas sur ballon de Quentin Merlin malgré plus d’une heure en infériorité. Habib Bèye lançait un 5-3-2 ultra compact, Roberto De Zerbi répondait avec son 3-2-4-1 maximaliste, et c’est le réalisme breton qui a fini par compter.
Avant même la pause, le scénario semblait condamner les Rennais. Adrien Rabiot écopait d’un jaune à la 26e mais cinq minutes plus tard Abdelhamid Aït Boudlal voyait rouge après une intervention vérifiée par la VAR. Meïté sacrifié pour l’entrée de Christopher Wooh, Bèye repliait son bloc en 5-3-1 autour du capitaine Valentin Rongier et de Seko Fofana, avec Mousa Tamari seul point de fixation. La suite a ressemblé à un exercice de siège.
Marseille a monopolisé la balle, 72 pour cent de possession, 115 passes réussies par Pierre-Emile Højbjerg, 100 pour Angel Gomes, mais si l’OM a empilé 24 tirs, seuls deux ont réellement trouvé Brice Samba. L’Argentin Leonardo Balerdi a tenté de casser les lignes balle au pied, Mason Greenwood s’est chargé de semer l’inconfort dans le bloc rennais avec cinq passes clés, sans que Jonathan Rowe ni Amine Gouiri ne pèsent dans la surface. Understand le staff phocéen insiste déjà sur l’exigence dans la zone de vérité.
Rennes, lui, a accepté de vivre sans ballon. Anthony Rouault et Jérémy Jacquet ont multiplié les blocs, Quentin Merlin a enchaîné les duels gagnés côté gauche, et Samba a tenu la baraque avec deux arrêts décisifs. Tamari, percutant avant de céder sa place à Ibrahim Salah, a obligé Gerónimo Rulli à trois parades. Habib Bèye a ensuite ajusté son milieu: Mahdi Camara puis Ludovic Blas ont donné de l’oxygène pour respirer en contre, avec l’appui de Franckowski jusqu’à sa sortie pour Mahamadou Nagida à la 85e.
La punition est tombée dans le temps réglementaire. Merlin a pris l’intervalle et offert le ballon que Blas a converti sans fioritures à la 90e. Tout simple, tout cruel pour Marseille, prêt à pousser sur douze corners mais incapable de casser la muraille bretonne. Les entrants de De Zerbi, Timothy Weah à la pause, Jonathan Rowe remplacé par Pierre-Emerick Aubameyang, puis Ulisses Garcia, Darryl Bakola et Robinio Vaz, n’ont pas amené le punch attendu.
Cette soirée lance idéalement la nouvelle ère Bèye, avec un vestiaire qui a adhéré à la discipline demandée. Seko Fofana a fermé l’axe, Valentin Rongier a tenu la maison, et Ludovic Blas a rappelé qu’il reste le joueur de décisions. Marseille repart avec de bonnes intentions mais sans point, et la frustration d’un expected goals supérieur (1.71 contre 1.47) qui ne pèse pas au classement.
La suite décidera si ce coup de force breton est un révélateur. Rennes abordera son prochain rendez-vous avec un capital confiance immense et la nécessité de gérer l’absence d’Aït Boudlal. Marseille devra convertir sa domination stérile en efficacité dès sa prochaine sortie pour ne pas laisser filer du terrain dans une Ligue 1 où Paris, Lens et Lyon n’attendent personne.
Statistiques clés
- Possession: Rennes 28 pour cent, Marseille 72 pour cent
- Tirs: Rennes 12 dont 5 cadrés, Marseille 24 dont 2 cadrés
- Expected Goals: Rennes 1.47, Marseille 1.71
- Corners: Rennes 1, Marseille 12
- Cartons: Rennes 2 jaunes et 1 rouge, Marseille 3 jaunes
- Arrêts: Brice Samba 2, Gerónimo Rulli 4







